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Récit des solutions / Interview de Léo

L'histoire de Léo a été imaginée dans le cadre de l'atelier Le récit des solutions du 29 juin 2023 lors de la journée du Souffle.

Dans le cadre des mes études, je me suis rapprochés de l’infirmière scolaire où j’ai osé parler de ma situation pour la première fois.

Journaliste : Bonjour Léo, vous êtes notre invité du jour pour témoigner de votre parcours dans le cadre de la sensibilisation que nous menons autour du modèle “Sans personne à la rue”. Pour rappel, grâce à ce projet nous avons réduit de moitié le nombre d’étudiants à la rue dans le nord de la France.


J : D'où vous vient cette idée ?

Léo : J’étais un jeune étudiant de 23 ans, en licence de gestion économique, et je me suis retrouvé à la rue car dans l’impossibilité de payer les charges afférentes à mon loyer ce qui a entraîné mon exclusion. Je n’avais pas de bourse et pas de solution concrète pour m’en sortir. Cette situation a entraîné beaucoup de colère en moi et et cette colère a été un excellent moteur pour faire aboutir mon projet! Bien que je travaillais en parallèle.


J : Aux jeunes qui vous regardent, quels sont les premiers conseils à leur transmettre ?

L : Difficile de leur donner des conseils, mais les premières actions que j’ai mis en place ont été de contacter le 115 pour trouver un logement d’urgence et de participer à des maraudes alimentaires pour répondre à mes besoins élémentaires. Dans le cadre des mes études, je me suis rapprochés de l’infirmière scolaire où j’ai osé parler de ma situation pour la première fois. j’ai trouvé en elle une écoute et un soutien. Elle m’a orienté vers le CROUS en me parlant d’une aide exceptionnelle.


ET, concrètement, je vois que rapidement vous avez su répondre à vos besoins primaires. Cependant, le problème du logement était toujours là ? Qu’est-ce qui vous a aidé à ce moment-là et sur ce sujet ?


En effet, vous avez bien compris que des solutions pour se nourrir il y en a plein et tant mieux. Mais j’ai rapidement compris que trouver un logement c’était une autre paire de manche. Encore une fois, si je peux donner mes conseils bien que sa situation est différente je dirai qu’il faut se rapprocher de l’existant. Des structures et associations agissant pour ça. Je me suis rapproché des bureaux du coeur et des logements sociaux qui ont été un réel tremplin pour moi, qui m’ont permis de ne plus avoir de stress pendant un temps plus long d’être sur d’avoir un toit sur la tête.


J : C’est votre histoire qui vous a donné envie de monter votre association, dédiée aux étudiants vivant cette précarité. Pouvez-vous parler de cette association, de la fondation, de tout ce qui gravite autour de ces actions et qui permettent aujourd’hui que chaque étudiant de France puissent étudier dans la dignité.


L : Effectivement, j’ai monté mon asso qui s’appelle Sans personne à la rue et aujourd’hui, c’est un parcours complet qui est proposé aux étudiants qui ont vécu une situation. Je travaille en synergie avec les bureaux du coeur qui ne cessent de s’étendre et permettent un vrai temps de répit. J’ai monté les Facs du Coeur sur le même modèle qui permettent aux étudiants d’être logés mais aussi accompagné par des infirmières et autres acteurs.




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