// Article de François Launay et Elliot Ellis, publié dans « 20 minutes » du 13 Décembre 2016

Thomas Ruyant à bord de son bateau — Pierre Bouras

Il peut enfin respirer. Après plusieurs jours de galère dûs à sa première grosse avarie le 7 décembre, Thomas Ruyant a retrouvé ses esprits sur le Vendée Globe. Lundi soir, le navigateur nordiste a même franchi le cap Leeuwin, au large de l’Australie, deuxième des trois caps mythiques de cette épreuve en solitaire et sans escale.

Après 38 jours de course, le Dunkerquois (8e), à bord du « Souffle du Nord pour le Projet Imagine », est toujours dans le top 10 même s’il s’est fait une grosse frayeur la semaine dernière. Joint au téléphone en pleine mer, il nous raconte ses derniers jours difficiles.

Panique à bord.

 Je me remets tout doucement de mes péripéties. Mercredi, le fond de coque du bateau a été percé [un trou de 15 cm]. J’ai eu un geyser jusqu’au plafond dans le bateau donc c’est un peu flippant comme vision. Sur le coup, je n’ai pas vraiment eu le temps de cogiter. Dans ces cas-là, il faut essayer de réagir au plus vite. J’ai mis deux jours pour réparer. Là, c’est cool, le bateau est en état. Je vais plutôt vite en ce moment donc ça va. 

Idées noires. 

Au moment où ça arrive forcément t’as tout qui te passe par la tête. Je pense tout de suite à l’arrêt de la course, où je vais m’arrêter, comment je vais m’en sortir, comment je vais m’y prendre. Et puis après, le temps d’analyser la situation, tu essaies de savoir comment faire pour réparer, voir ce que tu as à bord pour le faire. Rapidement, j’ai vu que j’allais pouvoir faire quelque chose d’intéressant en terme de réparation. Mais bon voilà, tant que ce n’est pas réparé, c’est compliqué de se dire: “OK je retourne en course”.

 En plus, les conditions dans lesquelles j’étais pour réparer étaient pénibles. Je me suis retrouvé face aux vagues dans 40 nœuds de vent [75 km/h]. On est très secoué dans une mer déchaînée. Et puis tu sais aussi que devant, la flotte continue d’avancer et que toi t’es en standby pour la course. Ce sont des moments qui sont durs mentalement Ce n’était pas facile. Mais là ça va je suis reparti, je suis en forme. 

Tout seul au milieu de l’océan

 C’est vrai que tu ne navigues pas de la même façon quand tu es au contact ou quand tu es un peu tout seul. Devant ils sont à 600, 700 miles [plus de 1.000 km] et derrière ils sont à 900, 1000 miles [plus de 1.600 km] donc je suis un peu tout seul dans mon coin là. Il faut se faire un peu mal, il faut se remobiliser il faut reprendre confiance dans le bateau aussi parce qu’il m’a fait des crasses. Je dois aussi retrouver l’énergie pour repartir parce que ça m’a aussi bien cramé physiquement et mentalement. Il faut réussir à repartir, c’est ce que j’essaye de faire en ce moment. 

Un deuxième cap de franchi. 

J’ai franchi le cap Leeuwin lundi soir. C’est le deuxième cap mythique du parcours après le cap de Bonne Espérance et avant le Cap Horn. Bon, je n’ai pas vu les caps mais je sais qu’ils sont là et j’y suis passé. Sur ce tour du monde, j’essaye de prendre les choses par étapes : le cap Leeuwin faisait partie des étapes fixées. Le prochain objectif pour moi maintenant, c’est de sortir de ce goulet entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande et puis la zone des glaces, ça, c’est vraiment un gros morceau de la course. J’ai notamment une petite dépression qui m’inquiète et qui arrive dans 4, 5 jours. Je vais bien surveiller ça, voir comment ça évolue. 

Un sentiment de fierté. 

Je suis fier du travail accompli pour l’instant. Je suis fier aussi de ce que je porte sur mes voiles. Il y a une grosse communauté, celle du Souffle du Nord qui me pousse dans cette aventure et ça me fait plaisir. J’ai réussi à gérer mes soucis, je suis content de ma place dans le classement et de mon parcours jusqu’à maintenant. Pourvu que ça dure. 

 En plus, les conditions dans lesquelles j’étais pour réparer étaient pénibles. Je me suis retrouvé face aux vagues dans 40 nœuds de vent [75 km/h]. On est très secoué dans une mer déchaînée. Et puis tu sais aussi que devant, la flotte continue d’avancer et que toi t’es en standby pour la course. Ce sont des moments qui sont durs mentalement Ce n’était pas facile. Mais là ça va je suis reparti, je suis en forme. 

Tout seul au milieu de l’océan

 C’est vrai que tu ne navigues pas de la même façon quand tu es au contact ou quand tu es un peu tout seul. Devant ils sont à 600, 700 miles [plus de 1.000 km] et derrière ils sont à 900, 1000 miles [plus de 1.600 km] donc je suis un peu tout seul dans mon coin là. Il faut se faire un peu mal, il faut se remobiliser il faut reprendre confiance dans le bateau aussi parce qu’il m’a fait des crasses. Je dois aussi retrouver l’énergie pour repartir parce que ça m’a aussi bien cramé physiquement et mentalement. Il faut réussir à repartir, c’est ce que j’essaye de faire en ce moment. 

Un deuxième cap de franchi. 

 J’ai franchi le cap Leeuwin lundi soir. C’est le deuxième cap mythique du parcours après le cap de Bonne Espérance et avant le Cap Horn. Bon, je n’ai pas vu les caps mais je sais qu’ils sont là et j’y suis passé. Sur ce tour du monde, j’essaye de prendre les choses par étapes : le cap Leeuwin faisait partie des étapes fixées. Le prochain objectif pour moi maintenant, c’est de sortir de ce goulet entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande et puis la zone des glaces, ça, c’est vraiment un gros morceau de la course. J’ai notamment une petite dépression qui m’inquiète et qui arrive dans 4, 5 jours. Je vais bien surveiller ça, voir comment ça évolue. 

Le classement du Vendée Globe ce mardi 13 décembre 2016

Un sentiment de fierté. 

Je suis fier du travail accompli pour l’instant. Je suis fier aussi de ce que je porte sur mes voiles. Il y a une grosse communauté, celle du Souffle du Nord qui me pousse dans cette aventure et ça me fait plaisir. J’ai réussi à gérer mes soucis, je suis content de ma place dans le classement et de mon parcours jusqu’à maintenant. Pourvu que ça dure. 

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