// Article de Frédéric Sourice, publié dans « La Voix Du Nord » du 6 Décembre 2016

6 novembre – 6 décembre : Thomas Ruyant navigue depuis un mois. Que retenir de ses premiers pas sur ce tour du monde et du Vendée Globe ?

Thomas Ruyant (9 e ) espère garder le sourire jusqu’au bout de ce Vendée Globe, où les OFNI (objets flottants non identifiés) ont déjà provoqué quatre abandons. PHOTO MARC DEMEURE

1.Toujours en course 

C’est l’objectif premier du Dunkerquois : aller au bout du défi. Il sera alors temps de regarder ce que ça signifie en termes de classement. En 2012, Marc Guillemot avait dû abandonner… après quelques heures de course, quille en rade. Thomas Ruyant doit donc déjà être satisfait d’être passé entre les gouttes sur les premières semaines. Ce n’est évidemment pas une fin en soi, mais c’est déjà ça.

Ces derniers jours, le Nordiste a connu ses premiers vrais pépins. Il a dû procéder au changement de chariots de grand-voile endommagés. Et a été contraint de réparer et remplacer des lattes brisées (de grand-voile). Son bateau Le Souffle du Nord s’est mué, l’espace de quelques heures, en atelier. C’est le Vendée Globe…

Hier, Thomas Ruyant naviguait 300 milles (480 km) au-dessus des îles Kerguelen. Il est entré dans une phase particulièrement exigeante du Vendée Globe. Risquée aussi pour l’intégrité de son monocoque. 

On enchaîne pas mal de vents forts. L’Indien (Océan), ça va aller très vite ! Il n’y a pas beaucoup de pauses. (…) C’est assez stressant. On n’a pas forcément envie d’aller à ces vitesses-là. On a envie d’une vitesse régulière élevée. Quand ça accélère comme ça, il faut s’accrocher. Mais j’essaie de naviguer safe (en sécurité), d’anticiper les patates chaudes qui arrivent

expliquait, ce mardi matin, le Dunkerquois.

2.Peu d’abandons 

 Pour l’heure, ce Vendée Globe est marqué par peu d’abandons. Ce mardi, seuls Tanguy De Lamotte, Bertrand De Broc, Vincent Riou, Morgan Lagravière, Kojiro Shiraishi et Kito De Pavant figuraient hors course. Quelque 23 marins rêvent toujours de boucler l’aventure. Seul un bateau équipé de foils (Morgan Lagravière) a jeté l’éponge. Vont-ils tenir la distance et donner tort à ceux qui imaginaient un ou deux foilers, seulement, aux Sables d’Olonne, en 2017 ?

3.Ça va très vite !

Armel Le Cléac’h a passé le cap Leeuwin (pointe sud-ouest de l’Australie) avec plus de cinq jours d’avance sur François Gabart, le lauréat de 2013 (en 78 jours). Les systèmes météos et leur alternance favorable ont poussé les marins, comme les foils ! Le vainqueur pourrait boucler l’épreuve en moins de 70 jours !

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