// Article publié sur « Ouest France » le 5 Mars 2018

Le skipper irlandais Enda O’Coineen remonte actuellement l’océan Atlantique à bord du Souffle du Nord – Team Ireland.

Lors du Vendée Globe, Enda O’Coineen avait abandonné en Nouvelle-Zélande. Il a repris la mer et est attendu fin mars aux Sables-d’Olonne. Avec le bateau d’un autre concurrent…

 

Pourquoi ? Comment ? Pourquoi le skipper irlandais a-t-il repris la mer ?

Parce que « c’est l’ambition d’une vie que je me dois d’achever », confiait Enda O’Coineen, en Nouvelle-Zélande, quelques jours avant de larguer les amarres, le 28 janvier. Là même où l’aventure s’était achevée pour lui lors du dernier Vendée Globe.

Il faisait partie, en novembre 2016, « des « Dreamers » du Vendée Globe », ces skippers amateurs« qui saisissent l’opportunité de la course pour accomplir leurs rêves ». Malheureusement, le sien s’est arrêté à cause d’un démâtage dans l’océan Indien le 1er janvier 2017. Il avait refusé les secours et rallié la Nouvelle-Zélande par ses propres moyens.

Souffle du Nord, le 60 pieds avec lequel Enda O’Coineen compte boucler son tour du monde.

Pourquoi a-t-il embarqué sur le bateau d’un autre concurrent ?

Le sien est depuis longtemps rentré en Europe, convoyé par cargo, et a été revendu à Arnaud Boissières. Mais lors de cette escale forcée en Nouvelle-Zélande, Enda O’Coineen s’est retrouvé « côte à côte avec le voilier Le Souffle du Nord pour le Projet Imagine, skippé par Thomas Ruyant ».Contraint à l’abandon, lui aussi, après avoir heurté un objet non identifié.

Sur place, « cela a été comme un coup de foudre. Après quelques discussions, l’équipe du Souffle du Nord et moi-même avons trouvé un accord ». Celui de voir Enda O’Coineen racheter le bateau et ramener le bateau à bon port, aux Sables-d’Olonne.

Thomas Ruyant, lui, est en pleine recherche de partenaires pour le Vendée Globe 2020. Mais il suit le projet de près et a promis d’être à l’arrivée fin mars.

Dans quel état d’esprit est Enda O’Coineen ?

Dans son carnet de bord publié sur internet, sur le site Le (re)tour du monde, il partage son aventure et explique vouloir « parcourir le plus vite possible, en mode course, les milles qui me séparent des Sables-d’Olonne. » Mais courir un tour du monde en solitaire, sans escale, ni assistance, est toujours aussi dangereux alors le skipper de 63ans l’avoue, « je suis anxieux de ce qui se trouve devant moi. » En ce moment, piégé par les conditions météo, « dire que je suis frustré et démotivé est l’euphémisme de l’année ».

Physiquement, comment va-t-il ?

Depuis 37 jours, il n’a pas été épargné. Par le temps, notamment, alors qu’il se dirigeait vers le cap Horn avec ce « froid pénétrant » et « l’humidité qui s’insinue partout ». Il a aussi dû s’employer pour réparer le bateau quand l’océan s’est mis en colère. « Franchement, je ne me serais pas cru capable de faire tout ça. C’est un moment de fierté ! »

Y a-t-il des aventures dans l’aventure ?

Oui, comme lorsqu’un énorme bateau de croisière a voulu le sauver. « Ce navire gigantesque avait fait demi-tour » car il pensait « que je devais avoir besoin d’aide. […] Certains passagers m’avaient repéré et prévenu la passerelle de commandement que je pouvais être en danger. » Après une explication par radio, Enda s’en souvient comme d’un moment « embarrassant ».

Et des petits bonheurs ?

Oui, parfois là où on ne les attend pas. Comme lors de ce «changement de chaussettes survenu après trois semaines de port constant. J’irais jusqu’à dire qu’elles ont pris vie et qu’elles ont elles-mêmes sauté par-dessus bord. » Ouf, elles étaient « biodégradables ».

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