// Article de François Tesson, publié dans « www.sport.com » du 19 Décembre 2016

Suite à une collision avec un OFNI, le 60 pieds de Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour Le Projet Imagine) est très endommagé. Son Vendée Globe est terminée, mais le skipper va tout faire pour ramener son bateau à bon port, en Nouvelle-Zélande.

Les temps sont particulièrement durs pour deux skippers du Vendée Globe. Il y a d’abord Stéphane Le Diraison (La Compagnie du Lit/Ville de Boulogne-Billancourt), qui a démâté en pleine tempête, et qui a souffert pour remettre son navire, tant bien que mal, en état de marche.

J’ai essayé de relever mes voiles malgré ces conditions, mais c’était impossible, je me mettais en danger, donc j’ai dû tout larguer. Pour le moral, ça a été tellement dur, explique le skipper sur le site de la course. J’ai ensuite enfilé ma tenue de combat pour aller tout déblayer sur le pont. J’ai rarement autant galéré de ma vie. C’était ‘infectissime’ (sic). Il y avait 35 noeuds de vent et une mer croisée dans le front. J’étais gelé, le bateau se faisait brasser dans les vagues malgré ses 9 tonnes et ses 18 mètres.

Tout ce que j’ai dû endurer ces dernières heures, c’était parmi les pires heures de ma vie

résume le Morbihannais, qui peut partager sa peine avec Thomas Ruyant. Le Souffle du Nord pour Le Projet Imagine a heurté un OFNI, et le skipper doit rallier au plus vite les côtes néo-zélandaises pour sauver son bateau, touché par une voie d’eau.

J’ai vécu ça comme un accident de voiture

Le Vendée Globe s’arrête ce jour pour moi, déplore, amer, celui qui occupait une belle 8e place. C’est une très grosse déception. J’avais dit que j’irais au bout de ce Tour du Monde mais là les dégâts sont trop importants pour imaginer une réparation en mer. Je suis triste car je porte un beau projet régional et les couleurs d’une grande ONG Le Projet Imagine et son colibri. J’ai vécu ça comme un accident de voiture. Le voilier s’est stoppé net, le choc a été très violent. Je pense que j’ai percuté un container. Le bateau s’est plié. L’objectif est de rallier la Nouvelle-Zélande. Je dois faire vite car des conditions musclées sont à venir et je ne sais pas si mon voilier pourra les supporter.

Le bordé à bâbord est coupé jusqu’en dessous de la ligne de flottaison, explique Laurent Bourguès, directeur technique du Souffle du Nord. Le bordé tribord commence également à se délaminer. La structure du pont se dégrade progressivement. Le danger est que la partie avant du bateau se détache littéralement de la partie arrière.

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.

du Souffle dans ta boîte mail !

Envie de recevoir chaque mois un shoot de projets positifs ? Abonne-toi !

CONTACTEZ-NOUS !

Sylvain Derreumaux
Projets / Communication
sderreumaux@lesouffledunord.com
06 75 23 49 56

Vindhya Saravane
Projets / Partenariats
vsaravane@lesouffledunord.com
06 61 53 69 07‬

LA SOUFFLERIE

34 rue de la Haute Loge
59700 Marcq-en-Barœul