– Communiqué de presse du 23 octobre 2015 – ©Photos : Pierre Bouras / Le Souffle du Nord Laurent-Bourgues-tél-5

Voici seulement quelques mois, en début d’année, Thomas Ruyant, détenteur d’une inédite double victoire dans la Mini Transat 6,50 et la Route du Rhum, courrait toujours après les budgets. Un coup de téléphone émanant de l’association Le Souffle du Nord pour Le Projet Imagine allait bouleverser son quotidien, et le propulser à la barre d’un monocoque de 60 pieds de la Classe Imoca, la catégorie reine, support du Vendée Globe. En mode certes accéléré, mais surtout avec un enthousiasme débordant et communicatif, le jeune Dunkerquois a tout mis en œuvre pour apparaître heureux et serein au Havre, dans les starting blocks d’une épreuve majeure : la Transat Jacques Vabre, idéal tremplin vers le Vendée Globe 2016. Et pour partager la belle aventure vers le Brésil, Thomas embarque un alter ego tout aussi frais et spontané que lui, le nantais Adrien Hardy, spécialiste de la Mini et du Figaro.

Le double, où la fusion de deux solitaires

L’anecdote est révélatrice. Lors d’un récent entraînement au large de Lorient sous la houlette du coach Tanguy Leglatin, une remarque fuse à l’égard du duo Ruyant-Hardy appliqué à la manœuvre : « Alors les gars, on ne se parle pas ? ». Et Thomas et Adrien de se regarder, incrédule. Car la communication entre ces deux marins au cursus si semblable est permanente, bien qu’utilisant d’autres véhicules que la parole. Un regard, l’esquisse d’un geste et chacun sait immédiatement que la besogne à accomplir est effectuée avec le maximum d’efficacité.

« On se connait par cœur » explique Thomas. « Notre confiance réciproque est totale. On se regarde, on s’observe… et on sait ! On est à l’écoute l’un de l’autre, on anticipe l’état de fatigue de l’autre, et on se soulage mutuellement par instinct. »

Thomas et Adrien sont des navigateurs solitaires dans l’âme, mais à un an du Vendée Globe, la perspective d’échanger, de partager une transat avec un technicien de la trempe d’Adrien Hardy est pour Thomas une véritable aubaine.

« La durée, près de trois semaines, constitue une inconnue » précise Thomas. « En double, avec Adrien, je vais pouvoir apprivoiser le bateau sur du long terme. Le bateau est très agréable, mais très exigeant. Il faut être dessus tout le temps, sinon, tu n’avances pas. Adrien va m’aider à tenir le rythme dans la durée. »

Comme des gamins…

Les deux hommes n’en reviennent pas. Ils sont pourtant bel et bien présents dans le bassin Paul Vatine, aux commandes d’un voilier de 60 pieds performant joliment dénommé Le Souffle du Nord pour Le Projet Imagine. « On a de la chance d’être ici » résume Adrien Hardy, tout à l’émerveillement de la découverte jour après jour de l’imposante flotte de cette 12ème Transat Jacques Vabre, qui rejoindra à nouveau Itajaí au Brésil. « On est comme des gamins ! » s’exclame Thomas, « tous les grand noms de la voile sont là, avec en ce qui concerne la flotte des Imoca, pas moins de 20 unités, dont 6 voiliers de la toute dernière génération… » Et de se laisser gagner par l’impatience et par cette délicieuse impression de première fois ; « On retrouve les sensations de notre première Mini Transat » explique Adrien, « On allait découvrir quelque chose de nouveau, d’énorme, avec notre première traversée de l’Atlantique en solitaire. » Depuis, les deux hommes ont bourlingué et multiplié les transats. Mais le goût unique de l’aventure qui se profile, avec son lot d’inattendu et de surprises est bien présent ;

« On retrouve toute la technicité qu’on a connu en Mini, Figaro et Class 40, mais en plus gros. » souligne Thomas. « On trépigne, on a hâte d’y aller, d’attaquer le golfe de Gascogne… On a du mal à imaginer toute l’histoire à venir, tant il se passe de choses en transat. Mais cette incertitude nous motive. On mesure la chance que l’on a, et la difficulté de la tâche. Mais on a peur de rien. On sait que dès le coup de canon, on aura le couteau entre les dents. On ne part pas pour la gagne, mais on ne lâchera rien. On y va pour la bagarre… »


Zoom sur le parcours de la Transat Jacques Vabre

La 12ème édition de la Transat Jacques Vabre, et pour la deuxième fois, reliera donc Le Havre à Itajaí, dans le sud du Brésil. 5 400 milles nautiques de navigation variée attendent les duos. carte_parcours_vert_2015_copie

_Première difficulté, la sortie de la Manche et la traversée du Golfe de Gascogne dans des régimes d’ouest, fréquents en cette saison. Selon les trajectoires, de premiers écarts peuvent se faire jusqu’au cap Finisterre, à la pointe occidentale de l’Espagne.

_Les navigateurs cherchent alors les fameux alizés portugais pour gagner dans le sud aux allures portantes. Les premiers à les toucher glissent ensuite à belle allure en slalomant entre les îles Atlantiques, Madère et Canaries, en direction des îles du cap Vert. Les températures remontent singulièrement et l’heure est à la vitesse et aux belles glissades sous spis.

_On commence alors à viser un point de passage dans la Zone de convergence Intertropicale, aussi dénommé le pot au noir, une zone de grande instabilité orageuse, où coups de vents violents alternent avec les périodes déventées. La problématique y est double ; couper cette zone en sa partie la moins vaste, mais aussi entrer dans un régime d’alizé de sud est avec le meilleur angle au vent possible.

_Les duos entament ensuite une phase de navigation très penchée, travers au vent, cap vers le Brésil, en bordure nord ouest de l’anticyclone de sainte Hélène. De sa virulence dépend la longueur de ce sprint débridé vers la baie de Rio. Les conditions vont y changer de tout au tout, car en glissant sous la pointe du Brésil, les concurrents rencontrent de nouveaux phénomènes dépressionnaires en circulation vers le sud de l’Amérique Latine.

_De Rio à Itajaí, la situation météo s’avère complexe, déroutante, avec de fortes et inattendues accélération du vent.

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