// Article de Aïcha Noui, publié dans « La Voix Du Nord » du 23 Décembre 2016

Parmi les 200 personnes venues rendre hommage au parcours de Thomas Ruyant dans le Vendée Globe ce vendredi midi sur la plage de Dunkerque, il y avait Anne-Marie Ruyant. Dans les yeux de la mère de Thomas se lit une immense fierté mais aussi le souvenir de l’angoisse, après l’accident du navigateur qui l’a contraint à l’abandon, lundi.

Anne-Marie Ruyant, la maman de Thomas, était sur la plage de Dunkerque ce vendredi midi, pour le rassemblement organisé en soutien à son fils, le navigateur Thomas Ruyant

Comment avez-vous vécu ces derniers jours avec l’accident de Thomas au beau milieu des mers du sud ?

 D’abord, il y a beaucoup de fierté pour tout son parcours dans l’aventure du Vendée Globe, nous étions portés par tout ce qu’il faisait. Mais les derniers jours ont été très durs. Lorsqu’on a su qu’il était pris dans la tempête, nous étions très angoissés. Dimanche matin, on le croyait sorti de ce mauvais pas, jusqu’à dimanche soir où l’on a appris son avarie. On avait toujours au fond de nous cette angoisse de collision avec un objet flottant non identifié (OFNI), malheureusement ce sont des choses qui font partie de la course. Heureusement qu’à ce moment-là, il était dans sa cabine, sinon je n’ose pas imaginer ce qu’il aurait pu se passer. 

Anne-Marie, la maman du navigateur dunkerquois Thomas Ruyant.

Vous avez pu lui parler depuis qu’il a été contraint à l’abandon ?

On a la possibilité de le contacter tous les jours. On l’a encore eu au téléphone hier matin (jeudi, NDLR), il se reconstruit tout doucement. Il est encore un peu sous le choc, il va lui falloir un certain temps pour se remettre de l’accident, qui a été très violent, et de l’abandon.

Ça a été un gros choc pour tout le monde. Ce qui me rend malheureuse, c’est de le savoir malheureux d’avoir dû abandonner. Mais il l’aurait été encore plus s’il n’avait pas pu ramener son bateau au port de Bluff. Désormais, le plus important est de le soutenir très fort chaque jour pour l’aider à rebondir.

Quand sera-t-il de retour en France ?

 Pour l’heure, il n’y a aucune certitude car Thomas est toujours en Nouvelle-Zélande. Il doit encore reprendre la mer. Son bateau se trouve à Bluff, un petit port de pêche et il doit l’amener à 100 milles au nord, à Dunedin. Il ne devrait pas rentrer en France avant la toute fin du mois de décembre. Ce qui est sûr : on sera à l’aéroport lorsqu’il arrivera !

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