// Article de Eric Turpin et Margot Delpierre, publié dans « France Bleu Nord » du 12 Janvier 2017

Thomas Ruyant est l’une des révélations du Vendée Globe malgré son abandon. A peine rentré, le skipper dunkerquois rêve déjà d’être au départ de la prochaine édition en 2020.

Thomas Ruyant de retour de son premier Vendée Globe © Radio France – Eric Turpin

Thomas Ruyant est à peine rentré dans le Nord qu’il rêve déjà de prendre le départ de la prochaine édition du Vendée Globe dans quatre ans. Après 43 jours seul en mer, le Dunkerquois a été contraint à l’abandon à cause d’une avarie. Il n’a donc pas pu boucler son tour du monde.

J’ai envie d’être au départ du prochain Vendée Globe en 2020 avec d’autres ambitions. Pourquoi pas se frotter aux leaders. J’aime la compétition, j’aime la mer, l’aventure. Il y a la course mais aussi tout le projet derrière pour promouvoir la solidarité .

s’enthousiasme Thomas Ruyant. Le bateau a été financé par des dons de 180 entreprises et 1000 particuliers des Hauts-de-France. Une première sur le Vendée Globe.

C’est la première fois que le Dunkerquois participait au Vendée Globe. 

 Le plus dur pour moi a été de garder le rythme et de ne pas perdre le fil de la course malgré les avaries. On apprend de ses erreurs. Je suis fier de ce que j’ai accompli

ajoute Thomas Ruyant pas mécontent d’être rentré dans le Nord pour recharger les batteries avant de repartir en Nouvelle Zélande pour réparer son bateau et le ramener en France.

Ramener le bateau en France

« Ça me tient à cœur de ramener ce beau bateau qui m’a donné beaucoup de plaisir », précise le navigateur. Un bateau qui a connu plusieurs avaries avant la dernière, fatale, au large des côtes de la Nouvelle Zélande. C’était le 18 décembre. Thomas Ruyant dormait. Il faisait nuit. Soudain, c’est la collision avec un objet flottant non identifié.

« La bateau s’est cassé. Il a fallu le ramener en Nouvelle Zélande. J’ai pu atteindre dans le port de Bluff », raconte le Dunkerquois. Après quelques travaux, le Souffle du Nord a repris la mer jusqu’à Dunedin. Le bateau attend son skipper.