//Communiqué 

Etonnant Romain Rossi ! Après une escale à Lorient puis Gijón pour se mettre à l’abri des grosses dépressions, le skipper du Class40 Fondation DigestScience propulsé par Le Souffle du Nord est maintenant totalement lancé dans sa Route du Rhum ! Et malgré de nombreux soucis techniques, il a réussi hier à mettre le cap sur la Guadeloupe. Le navigateur–amateur lillois est 36ème au classement général provisoire de la compétition dans la catégorie des Class40. Il s’apprête, suite à une longue période de calme le long du littoral ibérique puis portugais, à affronter une nouvelle dépression. La Route du Rhum du Class40 Fondation DigestScience est originale mais son marin, même s’il a eu des périodes de doute, est désormais bien en mer. Il vit son défi à 100% pour le plus grand plaisir de la communauté qui le suit à terre, à commencer par les patients atteints de la maladie de Crohn qui, eux aussi, luttent contre l’adversité.

Le vent monte, je reçois le vent d’Ouest de la dépression que je contourne actuellement par le Nord » explique Romain. « Avec 20 noeuds au portant, je file à 12 noeuds. Je suis un peu stressé, le bateau concentre tellement de force que les craquements sont assourdissants. La glisse de l’eau fait trembler la coque. Je dois cependant trouver le moyen de me reposer pour être prêt à affronter le front de vendredi et samedi. Impossible de le contourner celui-là, il est trop grand du Nord au Sud, je vais faire le dos rond. 48h difficiles avant de se lancer vers les alizés… Je m’y prépare ! .

Des vents portants qui seront une véritable récompense pour Romain qui fait preuve d’une grande force mentale depuis son départ, le dimanche 4 novembre de Saint-Malo. Il fallait être fort pour reprendre la mer de Lorient suite à son arrêt obligatoire, il fallait aussi être en forme pour reprendre la mer à partir Gijón. Le navigateur–amateur écrit actuellement son histoire maritime…

 Enfin l’océan ! Le début du compte à rebours vers l’arrivée ! Mais cette Route du Rhum a décidé d’être impitoyable. Après 10 jours usant le long des côtes pour esquiver les dépressions, j’ai eu de la pétole. C’était le prélude d’une nouvelle grosse dépression que nous rencontrerons ce week-end. Même dans les pires scenarios je n’avais imaginé tant de situations difficiles, loin de l’ordinaire. Je me demande si j’arriverai un jour… .

A terre, le soutien reste indéfectible

« Il adopte la bonne conduite ! » conclut Sylvain Pontu, son confident–préparateur, ancien locataire de l’Akilaria RC3 de Romain. Betty Vandromme, atteinte de la maladie de Crohn et qui a navigué avec Romain au printemps, témoigne en suivant sa course :

 Romain, sur sa Route du Rhum comme pour nous l’ensemble des malades, est confronté au quotidien au fait de devoir s’adapter. Romain peut naviguer sur une mer paisible avec quelques vagues, des perturbations et ensuite se retrouver en pleine tempête ! Il est alors dans la difficulté, il doit se battre, se dépasser, trouver la force nécessaire pour affronter les éléments, ne pas baisser les bras. Et bien pour les malades, pour moi, c’est pareil. Aujourd’hui je vais bien, je vais je l’espère passer une belle journée sans trop de douleurs, sans de grosses difficultés… Mais soudainement, les symptômes peuvent surgir de nulle part ! Et là comme pour notre marin Romain je peux me retrouver plaquée au sol avec des douleurs terribles, incontrôlables, direction l’hôpital, les soins, les traitements… Mais comme un sportif, je ne lâche rien, je continue à me battre. Même si j’ai mal, que c’est difficile, je me dis qu’il y a toujours le soleil qui vient après la pluie. C’est là que le bonheur regagne mon cœur car la vie OUI c’est la pluie, les tempêtes… Mais le plus beau, c’est le SOLEIL. Alors je m’accroche, je me fixe des objectifs à atteindre et je me dépasse toujours et encore plus loin car pour nous, tous le bonheur est au bout du chemin. Pour notre super marin, le bonheur est en Guadeloupe !

 

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