Préservation…

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C’est le mot d’ordre à bord du Souffle du Nord pour le projet Imagine, en ce 8ème week-end passé en course pour Thomas Ruyant. L’Océan Pacifique a choisi d’accueillir le marin Dunkerquois de tonitruante manière, avec un grand coup de vent qui va bousculer le voilier Nordiste de ses puissants flux d’ouest, 40 nœuds annoncés, sur une mer formée avec des creux de 6 à 8 mètres.

En sage marin, Thomas anticipe cette situation depuis déjà plus de 24 heures. Il a mis entre parenthèses la course et ses classements, pour se concentrer exclusivement à la quête de la trajectoire la plus sécurisante pour son bateau et pour lui-même. Cette démarche l’a ainsi amené à privilégier une route très nord, à la latitude du sud de la Nouvelle Zélande, pour n’avoir à négocier que la frange nord de la dépression en rapide circulation en son sud. L’idée est naturellement de subir le moins longtemps possible ce tonique coup de vent.

Ses prédécesseurs de nouveau réunis en un petit peloton plus compact que jamais, Jean Pierre Dick, Jean Le Cam et Yann Eliès, pourtant ralentis par des zones de transition, évoluent désormais à près de 700 milles de son étrave. Et c’est Louis Burton qui se frotte les mains, en capacité à réduire tout le week-end l’écart qui le sépare du Souffle du Nord. Longtemps relégué à près de 1 000 milles, le skipper de Bureau Vallée évolue désormais à moins de 500 milles de Thomas, à très grande vitesse sur l’arrière de la dépression.

Nul doute que ces petits calculs propres aux terriens n’émeuvent guère Thomas en ce week-end de tous les dangers. La priorité est à la sauvegarde du bateau. Préservation.

©TbPress