Réparation effectuée, Thomas Ruyant de nouveau en course !

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pbo_7363Le skipper du Souffle du Nord pour le projet Imagine Thomas Ruyant a travaillé toute la journée d’arrache-pied au colmatage de la voie d’eau survenue suite à l’arrachage du schnorchel de son ballast bâbord. Il a pu aveugler le trou laissé béant par la disparition de ce tube et de sa plaque de soutien avec les moyens du bord, fixer une plaque et colmater l’ensemble avec de la mousse expansée.

Tout ce fastidieux travail s’est effectué par plus de 30 noeuds de vent et dans des conditions pour le moins scabreuse. Le Souffle du Nord ne portait plus alors que deux ris dans la grand-voile. Thomas a pu en fin d’après midi empanner et reprendre cap au sud est, en tribord amure, appuyé sur la partie « blessée » de son bateau. Il va surveiller ces prochaines heures la qualité et la solidité de sa réparation. Au prochain changement d’amure, il consolidera l’ensemble avec une autre plaque. Deux « Lasy jacks », ces bouts qui aident à prendre des ris, ont cédé durant ces moments chaotiques. Thomas interviendra très vite sur ce point. Dernier chantier à gérer pour le jeune skipper Dunkerquois, celui de son compartiment moteur à moitié inondé. Thomas a pu assécher le bloc et relancer le moteur sans problème. Le Souffle du Nord et son valeureux marin ont renvoyé de la toile à l’avant et filait déjà ses 20 nœuds sur la route. Thomas Ruyant est de nouveau en course !

Mail à 17h30 de Thomas :
« Le moteur démarre ! J’ai mis du produit étanche sur toute les connectiques et particulièrement sur le démarreur, un peu à l’aveugle quand même. J’ai remis le J3 à l’avant. J’ai fais quelques pointes à 20 – 22 nds. La réparation ne bouge pas pour l’instant. Merci Lolo (Laurent Bourguès ndlr). Je vais me faire un bon gueuleton ! Toto bien cuit ».

Thomas au téléphone à 17h50 :
« Je fais une pointe à 25 nœuds. Je préfère aller vite dans ces conditions de vent qui souffle entre 35 et 40 nœuds. Ma réparation a l’air de tenir. Il n’ y a pas une goutte qui rentre. J’ai flippé ce matin quand cette voie d’eau est arrivée. Cela faisait une colonne d’eau jusqu’au plafond. J’ai tout de suite mis mon bas de ciré dans le trou. Ensuite assez rapidement après avoir empanné, j’ai débuté la réparation. Je suis fatigué, je vais me reposer. Mes mains sont dans un état pitoyable avec la résine. Mon moteur a démarré. C’est une bonne nouvelle mais il va falloir que je l’inspecte en profondeur dans les jours qui viennent et puis je vais m’attaquer rapidement à la réparation des « Lasy jacks » car pour l’instant, je ne peux pas prendre 3 ris. Je me retrouve maintenant vraiment seul en mer. Jean Le Cam (7ème) et Louis Burton (9ème) sont loin. »

©TbPress

>> Découvrir l’explication de Laurent Bourguès sur l’avarie et la réparation effectuée 

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