Ruyant relève le gant

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La 8ème édition du Vendée Globe proposera demain dimanche à 13 heures 02 aux 29 concurrents en lice une entrée en matière idéale, tonique, avec des conditions météos propices à aller vite sans trop solliciter le bateau et à insuffler d’emblée un rythme de compétition soutenu à la course. Le skipper nordiste du « Souffle du Nord pour le Projet Imagine » Thomas Ruyant émerge de trois intenses semaines Sablaises déterminé et prêt à en découdre. Il relèvera dès les premières minutes de course le challenge de tenir la dragée haute aux meilleurs lors de ce premier sprint déjà déterminant vers la pointe occidentale de l’Espagne, et les alizés portugais.

« Mes supporters nordistes sont là, et j’y suis déjà allé de ma petite larmichette » s’amuse Thomas Ruyant au sortir d’un face à face haut en couleur et en émotions avec les quelques 500 « Chtis » venus des Hauts-de-France le soutenir dans sa première participation au Vendée Globe. « La pression monte, et c’est une bonne chose » affirme-t’il. « La dernière nuit qui s’avance sera importante, car je sais combien la descente demain matin du chenal des Sables d’Olonne va être puissante émotionnellement. Il me faudra pourtant, et ce dès le coup de canon, être à 100% dans ma course. »

Un bon flux venu du nord, pour une quinzaine de noeuds allant fraichissant va en effet permettre aux 29 voiliers de la classe Imoca de partir à pleine vitesse, aux allures portantes sur la route directe qui passe au plus près du cap Finisterre. Nul ne voudra dès ces premières heures cruciales, se laisser décrocher, car grand est le risque de voir les premiers glisser sous l’anticyclone des Açores et s’échapper avec les alizés portugais vers Madère et les Canaries.

Thomas Ruyant relègue déjà au rang des inoubliables souvenirs ces trois semaines de folie populaire vécues sur les pontons du Vendée Globe. L’envie d’en découdre, de se retrouver seul en mer face à une adversité des plus féroce l’anime au point de perturber peut-être sa dernière nuit de terrien.

« Je quitterai le ponton demain parmi les premiers, avec à bord les fidèles d’entre les fidèles, ceux qui travaillent d’arrache pied depuis un an et demi à la concrétisation de notre projet, Laurent Bourguès, Simon Vasseur, Lucas Montagne, Loïc Chetaneau. Peut-être serai-je en mesure de m’accorder une petite sieste à bord avant d’entrer en procédure de départ. Au coup de canon, je serai seul, en course, en compétition, en quête du Graal! »