Le Souffle du Nord, 4ème de la Transat Jacques Vabre

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– Communiqué de presse, vendredi 13 novembre – 

IMOCA Le Souffle du Nord, skippers Thomas Ruyant  (FRA) and Adrien Hardy (FRA), 4th in IMOCA category, during the Transat Jacques Vabre sailing race arrivals  on november 12, 2015 in Itajai, Brazil - Photo Jean Marie Liot / DPPI

La performance est de taille ! Bizuts de l’épreuve et faisant leur baptême du feu en 60 pieds Imoca, Thomas Ruyant et Adrien Hardy ont mené ce jeudi 12 novembre « Le Souffle du Nord pour Le Projet Imagine » au pied du podium. Dans une catégorie riche de 20 bateaux performants au départ du Havre le 25 octobre dernier, cette place de 4ème est un excellent résultat ! Le bonheur est donc total et communicatif pour le jeune nordiste Thomas Ruyant et son compère nantais Adrien Hardy.

Tout au long des 5 400 milles du parcours, le vainqueur de la Transat 6.50 2009 et de la Route du Rhum 2010 en Class 40, le triple vainqueur d’étapes de la Solitaire du Figaro, ont irradié de fraicheur et de spontanéité aux avant-postes d’une épreuve particulièrement sélective. « On est fou de bonheur ». Ni Thomas ni Adrien n’ont coutume sur mer comme dans la vie de calculer leurs attitudes ou leurs émotions. Cette Transat Jacques Vabre, 12ème du nom, abordée sous son angle le plus initiatique, vient de révéler deux authentiques champions, aux avant-postes depuis les coups de vent du départ, et qui ont défendu avec une énergie qui force le respect une 4ème place que relève la qualité du podium qui les précède. « On est parti avec d’emblée des conditions d’une dureté extrême » raconte Thomas, « mais nous nous y étions préparés, et faisions partis de ceux qui avaient refusé un éventuel report. » Prudents mais déterminés, les deux co-skippers du Souffle du Nord sont crânement partis au devant de cette première dépression très creuse en évolution au sud de l’Irlande. « Ça a été l’enfer, mais nous étions prêts. On avait enfilé nos combinaisons sèches, toilé le bateau en conséquence, et travaillé nos trajectoires. » Le Souffle du Nord est ainsi troisième à basculer de l’autre côté du centre dépressionnaire. Une tête de course que jamais plus les deux hommes ne lâcheront. « Certes, il y a eu un certain nombre d’abandons, mais nous étions systématiquement devant les concurrents qui ont dû jeter l’éponge, à part peut-être SMA » précise Thomas. Une manière de souligner que la performance du bateau Nordiste ne doit rien au hasard ni aux fortunes de mer, mais bien au talent et à l’envie des deux jeunes navigateurs.

Une question de trajectoires.

Passée la seconde dépression Açorienne, Le Souffle du Nord va payer sa position un peu trop à l’est. « Les quatre premiers s’échappent travers au vent, et nous avons jusqu’aux Canaries souffert de ce positionnement dicté par le contournement de la première dépression, en navigant avec un angle au vent de nord-ouest peu favorable car un peu trop dans l’axe du bateau » explique Ruyant. Au bout d’une semaine de course, la physionomie des classements était durablement établie. Les trois leaders et futurs couronnés à Itajaí ferraillaient loin devant, tandis que Le Souffle du Nord commençait à taquiner le voilier rouge et blanc Initiatives-Coeur au duo Franco-Britannique Sam Davies-Tanguy Delamotte. « On a connu alors de grands moments de navigation au reaching » s’exclame Thomas, « On a vraiment tiré sur le bateau et découvert ce que naviguer en 60 pieds Imoca voulait dire ; Quand on est à l’intérieur et que le bateau retombe à 18 noeuds derrière une vague un peu creuse, c’est un choc, une claque. C’est violent. On a mal, pour soi et pour le bateau. » Le Souffle du Nord, pris en main voici moins de 6 mois, a fait preuve d’une étonnante solidité, et d’une grande fiabilité. « Il est peut être un peu lourd » avoue Adrien, « mais tellement sécurisant. »

Fiers !

La fin de course se résume pour Thomas et Adrien à un duel exacerbé avec Initiatives-Coeur. « On a beaucoup soigné nos trajectoires, et depuis 3 jours, nous nous sommes relayés à la barre, en sacrifiant sommeil et nourriture pour préserver cette 4ème place. On a multiplié en baie de Rio les empannages, pour éviter les zones pétrolières, et parce que la météo était vraiment tordue jusqu’à l’arrivée. On est fiers de cette place, fiers de notre trajectoire, fiers de notre combativité, et heureux d’offrir tout cela à notre équipe, nos proches, et tous nos incroyables supporters nordistes, Le Projet Imagine et ses Héros Humbles ! » Complices, amis, jumeaux… Thomas et Adrien, fruits de cette même filière Mini-Figaro-Class40 ont beaucoup appris l’un de l’autre : « Adrien, il sait tout faire à bord, et ne lâche jamais rien. » résume Ruyant. « Avec Thomas, on se comprend sans parler. On met le même curseur au même endroit à tout moment. » 
Le dunkerquois Thomas Ruyant, à vue de la ligne d’arrivée, s’autorise enfin à se projeter dans un avenir proche qui le verra dès le 6 décembre reprendre la barre du Souffle du Nord, en solitaire cette fois, pour rallier la France dans le cadre de la transat B to B, entre Saint-Barth et Port-la-Forêt. « J’ai fait le plein de confiance. Je me sens aujourd’hui complètement à la hauteur de ce nouveau challenge, en pleine confiance avec ce bateau… ».

Ils ont dit :

Sylvain Derreumaux, responsable de projet du Souffle du Nord :

« C’est extra ! Bravo à Thomas et Adrien ! Ils ont réalisé une superbe course pour une première traversée de l’Atlantique sur un Imoca.
Je pense évidemment à eux mais aussi à nos 74 partenaires mécènes et nos 400 supporters qui ont soufflé dans les voiles de notre navire portant les couleurs du Projet Imagine. Nous allons nous tourner maintenant vers l’avenir et le Vendée Globe. C’est notre objectif et nous devons encore fédérer de nombreuses forces vives nordistes pour être au départ. Il reste du travail mais nous avons validé beaucoup de choses sur la Transat Jacques Vabre : un état d’esprit, une solidarité de tous les instants, une fantastique dynamique. »

Frédérique Bedos, fondatrice du Projet Imagine :

« Depuis le premier jour, le premier souffle du départ, les voiles ont vibré avec force ! De tempêtes en abandons, de conquêtes en émotions, notre beau bateau est arrivé ! Nous sommes si fiers d’eux, si fiers d’Adrien et Thomas, de leur engagement de compétiteurs et de leur engagement citoyen ! Grâce à eux, grâce au Souffle du Nord, grâce à ces entrepreneurs, ces femmes et ces hommes qui croient qu’un autre monde est possible, grâce à cette magnifique énergie, c’est toute l’équipe du Projet Imagine, avec ses héros et ses centaines de bénévoles, qui se sent soutenue. Et c’est formidable de se dire que l’aventure continue ! Continuons de vibrer et prenons, tous ensemble, le cap du Vendée Globe ! »

Philippe Barbry, président directeur général de Devred, mécéne du Souffle du Nord :

« L’ensemble des salariés de Devred a suivi la course de Thomas Ruyant et Adrien Hardy. Le voilier Le Souffle du Nord pour Le Projet Imagine a été un prétexte pour Devred pour sensibiliser tout le monde au Projet Imagine et s’engager auprès d’associations qui ont une action de lutte contre le froid. Ainsi, nous avons monté en interne un défi où chacun a accumulé des milles. Par exemple, dans notre magasin de Vélizy, ils ont mis un vélo et les clients peuvent prendre part au challenge. La résultante est qu’en échange de ces « efforts sportifs » fournis, nous allons offrir beaucoup de vêtements pour ceux qui en ont besoin. Le Souffle du Nord pour Le Projet Imagine créée du lien humain et des rêves. »